Pénal · 3 octobre 2025
Délits routiers : le permis n’est pas un accessoire, c’est souvent l’outil de travail
Alcool, téléphone, refus d’obtempérer : le tribunal de Saint-Malo ou de Rennes tranche vite. Le dossier, lui, se prépare avant.
Pour un artisan de la côte ou un salarié en tournée dans le Léon, la suspension du permis est une fermeture d’atelier. La défense n’est pas de « minimiser ». C’est de documenter le métier, les stages, le suivi, les antécédents réels.
Les procès-verbaux se discutent : matériel, délai, droits notifiés. Pas toujours. Parfois le fait est net et l’enjeu devient la peine : amende, sursis, aménagement.
Ce que cela change : on arrive à l’audience avec les pièces d’emploi et, si besoin, un argument d’aménagement plutôt qu’un déni. Le tribunal entend mieux un calendrier qu’une excuse.
Nous recevons aussi les victimes d’accidents. Leur dossier n’est pas l’inverse du prévenu : c’est un autre rythme, civil et pénal mêlés. Nous le séparons pour qu’aucune audience n’écrase l’autre.