Travail · 4 février 2026

Licenciement économique dans une PME de 22 salariés : la procédure tient à l’ordre des actes

En Ille-et-Vilaine, les prud’hommes sanctionnent moins le motif que le calendrier mal tenu : information, critères, priorité de réembauche.

Immeuble de bureaux et commerces, rue Vasselot à Rennes

Une PME de vingt-deux personnes n’a pas un service RH. Elle a souvent un expert-comptable et un dirigeant pressé. Le licenciement économique n’est pas interdit. Il est formaliste. L’ordre des courriers compte autant que le chiffre d’affaires en baisse.

Nous regardons d’abord les comptes, le carnet de commandes, les recherches de reclassement internes. Un motif économique mal documenté s’effondre. Un motif juste, mal notifié, aussi.

Côté salarié, la tentation est de tout plaider d’un coup : harcèlement, heures, licenciement. Mieux vaut un axe solide. Les conseillers prud’homaux de Rennes lisent vite ; ils retiennent les pièces datées.

Ce que cela change : avant la notification, on dresse le tableau des critères (ancienneté, charges de famille, compétences). Après, on calcule préavis, CSP le cas échéant, documents de fin. La priorité de réembauche n’est pas une phrase de politesse.

Nous accompagnons autant l’employeur qui veut tenir un délai que le salarié qui veut savoir s’il saisit le conseil. Les deux ont besoin du même calendrier, lu sans colère.

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