Famille · 12 mars 2026

Résidence alternée au TJ de Rennes : ce que le juge lit vraiment

Un calendrier propre ne suffit pas. À Rennes, le dossier tient si l’école, les trajets et le ton des écrits restent tenables pour l’enfant.

Salle des pas perdus du palais du parlement de Bretagne, à Rennes

La résidence alternée n’est pas un prix de consolation ni une médaille. C’est un rythme. Au tribunal judiciaire de Rennes, les pièces qui aident sont celles qui montrent un quotidien déjà éprouvé : qui dépose à l’école, qui tient le mercredi, qui assume le médecin sans théâtre.

Nous voyons trop de dossiers où chaque parent dresse la liste des fautes de l’autre. Le juge n’a pas besoin d’un roman. Il a besoin de dates, de justificatifs de domicile, d’un projet éducatif lisible. Un message insultant dans un fil de discussion pèse plus qu’un discours sur « l’intérêt de l’enfant ».

Ce que cela change : avant l’audience, on fixe ce qui est négociable (vacances, frais extra) et ce qui ne l’est pas (sécurité, suivi scolaire). La convention parentale, même imparfaite, évite souvent six mois de procédure parallèle.

Nous ne promettons pas l’alternée. Nous promettons un dossier que le greffe et le magistrat peuvent lire sans deviner. Si l’alternée n’est pas tenable — distance, horaires de nuit, conflit trop vif — nous le disons tôt, pour ne pas brûler une audience.

Les familles de l’agglomération rennaise, de Saint-Grégoire à Bruz, viennent souvent avec la même peur : « on va nous juger ». On juge une organisation, pas une biographie. Apportez l’emploi du temps réel, pas celui que vous auriez voulu.

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